Je suis Isabelle MAURER, de Mulhouse. Une femme en situation de précarité depuis bien trop longtemps, mère et grand-mère. Je milite et me bats au quotidien dans mon environnement pour essayer de soulager ceux qui croisent ma route et qui ont besoin d’assistance. Dans cette chronique, je partage avec vous mes activités et mes engagements, mes colères et mes joies, mes idées et mes utopies. Vous verrez peut-être que mes publications sont parfois décalées par rapport à l’actualité car je n’ai pas d’accès aisé à l’informatique ni à internet et je dépends donc de nombreuses bonnes volontés auour de moi. Mais on peut être précaire et s’engager, militer, aider, aimer, s’exprimer, vivre …

CONFINEMENT OBLIGATOIRE pour cause de COVID-19

Tristesse(s) et colère(s)

Le COVID-19, cette sale bête malfaisante, m’a pris depuis mi-février 2019 ma liberté de pouvoir travailler, ma liberté de mouvement, celle d’agir pour les plus démunis de la vie mais aussi pour tous mes plaisirs de maman, de grand-mère, de sœur, de tata, de cousine et de bénévole dans plusieurs structures associatives.

Et comme si cela ne suffisait pas il m’a pris mon Dédé, André Barnoin, ainsi que trois bénévoles Alain, Catherine et Marie.

Comment pourrais-je être autrement que révoltée ?

J’ai toujours gardé espoir face à tous les aléas de ma vie.

J’ai eu bien plus que mon compte de problèmes, de soucis, de combats à mener pour toujours rester une femme debout.

J’ai toujours cherché l’apaisement et le compromis,

J’ai souvent demandé pardon quand j’ai été consciente d’avoir fait des erreurs.

Mais là, devant tant d’incompétences et tant d’imbécilités monumentales, je ne suis, je ne peux être que méchante et intolérante.

Comment nos « élites » qui ont fait tant de très grandes études, ont-ils pu ainsi nous sacrifier sur l’hôtel de la vie ? Pas de masques, pas de gants, pas de gel, pas de blouses, pas de test …

Mais peut-être devrai-je commencer par la question inverse : qu’avons-nous donc encore, nous la 6ème voir 7ème puissance mondiale ?

  • Nos paysans et agriculteurs sont à l’agonie …
  • Il n’y a presque plus d’usines textiles sur le territoire, presque plus de production française de produits pharmaceutiques …
  • Nous venons de fermer Florange et ses hauts fourneaux, et nos centrales nucléaires sont à bout de souffle. Nous sommes devenus un pays de services. Plus de production, plus de savoir-faire industriel, à la dérive totale.
  • Nos acquis sociaux partent tous à la poubelle !
  • Sans parler de la santé, de l’armée, des services publics et même les services privés qui agonisent.

Mais que nous reste-t-il donc ?

La misère, le RSA, l’Allocation Adulte Handicapée, le chômage et pour finir comme si tout ce marasme ne suffisait déjà pas, 1 salarié pour 12 inactifs.

Pauvre de nous, pauvre est ma France.

Le coronavirus ? Une de ces bêtes malfaisantes supplémentaires pour tout un peuple déjà bien affaibli et qui nous fait perdre maintenant ceux qui tenaient encore debout, ceux qui NOUS tenaient debout nous les 1er de corvées, ceux qui en fait sont les vrais 1er de cordées !

Voilà mon funeste constat : les plus riches toujours plus riches, les plus démunis encore plus démunis. Heureusement pour tous les miens démunis de tout ou presque, comme moi au RSA (Réflexions pour des Solutions d’Avenir) le coronavirus n’a pas de loi, pas de foi, pas de rang social. Il emporte tout sur son passage.

Y aurait-il enfin une justice ? Si terrible soit elle … ?

J’ai tout perdu, mais je crois bien que nous sommes 68 millions en France et 7 milliards dans le monde …

Heureusement, j’ai été femme de ménage (aujourd’hui on dit technicienne de surfaces) je peux dire à mes enfants, à mes proches, à mes relations de toutes sortes « moi Isa, je me suis battue pour le revenu universel, la retraite, la santé, le travail, l’éducation, les services publics, les services privés ».

J’ai d’abord œuvré pour les autres, … et après seulement … parfois … pour moi.

Je n’ai malheureusement pas fait de grandes études mais jamais, oh grand jamais et heureusement pour moi, je n’ai failli dans ces combats. J’ai d’abord œuvré pour les autres, pour un meilleur vivre ensemble, et après seulement … parfois … pour moi.

Nos élites majoritairement défaillantes devront répondre de leurs actes.

Mais ni mon Dédé, ni Alain, ni Catherine, ni Marie ne reviendront jamais partager leur joie dans nos vies ….

Devrais-je pardonner ? Pourrai-je pardonner ? Seul l’avenir me le dira.

Vous tous, les « intelligents » qui êtes aux manettes de notre pays, sachez que la technicienne de surfaces que je suis ne vous admire plus et cela depuis quelques années déjà.

Elle ne vous salue plus non plus, respectueusement.

Votre incompétence lui a tout pris, jusqu’à son infatigable énergie positive.

En déroute totale grâce à vos multiples incompétences et constructivismes. Pauvre est ma France. Pauvre est notre monde qui courre au-devant de grandes catastrophes écologiques. Nous allons manquer d’eau. Apprenons dès maintenant les actes pour y faire face, dès aujourd’hui. L’eau, un « bien commun ». Soyons tous investis dans ce combat où nos élus sont, encore une fois de plus, en retard d’actes citoyens, tout simplement.

Bon courage à vous tous. Que la vie vous soit douce.

Soyons ensemble en « Réflexions pour des Solutions d’Avenir »

Moi, Isa l’Alsacienne

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