Un documentaire de 55 minutes de ARTE TV en accès libre (jusqu’au 3/12/2021).

3 portraits tout en sobriété mais pleins d’humanité, de cette « classe moyenne » qui ne se résigne pas.

Vanessa, Pierre et Anne-Lise appartiennent à la petite classe moyenne. En 2018, ils ont rejoint le mouvement des « gilets jaunes » et se sont liés d’amitié sur les ronds-points. Ils nous livrent leurs espoirs, leurs peurs, et leur désir de transformer la société.

Aide-soignante dans un service hospitalier du sud de la France, Anne-Lise a décidé de se battre avec Romain, son mari, technicien dans l’aéronautique, pour ne plus être en « mode survie ». Elle se prend à rêver « d’un ciné, d’un resto » avec leurs deux filles et, pourquoi pas, « d’un toit sur la tête et du chauffage l’hiver » pour tout le monde. Ancienne commerciale trilingue, Vanessa, célibataire, a quant à elle repris ses études et quitté son département du nord de la France pour s’installer dans le Sud, au soleil. Devenue psychologue, elle ausculte de près la souffrance des patients qu’elle reçoit dans un centre médico-psychologique. Avec un salaire mensuel avoisinant les 1 600 euros, elle ressent une lassitude à devoir s’astreindre aux mêmes calculs tortueux que ceux auxquels se livrait sa mère pour économiser et parvenir ainsi à boucler les fins de mois. Artisan métallier et formateur pour adultes en reconversion, Pierre, qui a la garde de son fils collégien, ne désarme pas contre « les politiques qui ne pensent pas au bien-être du peuple ». Dédiant ses loisirs aux cortèges de manifestants qu’il rejoint le week-end à Paris quand il le peut, il veut encore croire « à un nouveau modèle ». En 2020, Anne-Lise, Vanessa et Pierre ont rejoint le mouvement des « gilets jaunes », se liant d’amitié sur les ronds-points.

Douloureuse désillusion.

Comme des millions d’autres foyers en France, tous trois appartiennent à la petite classe moyenne. Longtemps, ils ont été convaincus qu’ils parviendraient à s’élever dans la société grâce à leurs efforts. Aujourd’hui, la désillusion, douloureuse, les fait douter de l’arrivée de jours meilleurs, pour eux et pour leurs enfants. Plusieurs mois durant, ils partagent devant la caméra leur colère, leurs espoirs, leurs peurs et leur désir de transformer la société pour en faire un monde plus humain. À travers l’engagement de ces citoyens combatifs, Frédéric Brunnquell dresse le portrait saisissant d’une classe moyenne qui ne se résout pas au déclassement.

Documentaire de Frédéric Brunnquell (France, 2021, 1h15mn) Disponible jusqu’au 03/12/2021


COMMENTER ? Si vous souhaitez réagir à cet article, n’hésitez pas à laisser un commentaire (tout en bas de cette page) après vous être enregistré (dans la barre de menu > onglet « je participe » > rubrique « s’inscrire pour intervenir« ).

ETRE PUBLIE(e) ? Si vous voulez, vous aussi, être publié(e) dans ce journal, adressez vos textes, images et vidéos à l’adresse mail : journal@adsv.fr

SOUTENIR ? Si vous voulez soutenir ce Journal POUR et PAR les Sans-Voix, offrez nous chaque mois l’équivalent du prix d’1 café Faites un DON MENSUEL à partir de 5€/mois (qui ne vous coutera que 1,70€ après réduction fiscale). Pour en savoir plus, cliquez ICI.

A BIENTÔT …