En ce moment s’ouvre le procès du meurtrier d’Agnès Lassalle, professeur d’espagnol, poignardée pendant un cours. C’est un moment pour se rappeler d’elle, mais aussi d’un procès à huis clos qui sera très difficile pour son compagnon Stéphane Voirin dont tout le monde se souviendra comme de « l’homme qui danse ».

Danser pour elle parce que c’était leur passion, danser contre la douleur, danser contre la violence du monde. Cet acte qui a tant surpris nous a laissé sans voix. Danser autour d’un cercueil, danser avec la mort. A ce moment-là, cet homme ne pouvait rien dire de plus, que ce qu’il a exprimé par ses longs pas, et il disait tout. Nous ne saurons rien de sa douleur irréparable, nous savons peu de lui. Ce qu’il a exprimé nous a profondément touchés car sa grâce n’a pas été simplement  un hommage à un amour enlevé. Sa danse a un peu réparé notre monde qui est malade.

 Les gestes dérisoires et désarmés sont ainsi. Paix à eux.

Laurent PIOLET

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