19/08/2017

Ça y est, je suis de plain-pied dans mon CDD !

Une longue semaine à apprivoiser un mac au lieu de mon fidèle PC… A dompter ma petite voiture de fonction qui a l’air d’un avion à réaction comparée à ma vieille Kangoo… Premiers pas sur le terrain, premiers articles. La machine est en route pour les quatre mois à venir.

Et qui dit boulot dit collègues de boulot, découverte des bureaux, mémorisation des prénoms et de l’heure de la pause-café, repérage de la place allouée dans le frigo.

Toute ma vie, je n’ai eu que des CDI. Et à chaque fois que j’ai débarqué quelque part, j’ai posé mes valises, apportant ma propre tasse et réglant le siège à ma hauteur. Mais là… je me dis que d’ici la fin de l’année je n’y serai plus. Que la titulaire du poste aura repris sa place en toute légitimité et que je ferai – déjà ! – partie du passé. Que d’ici un an ou deux, mes anciens collègues, s’ils parlent de moi, diront sans doute : « Mais si, tu te souviens, la grande qui remplaçait la journaliste »…

Pourtant, ces quelques mois se doivent d’être bons. Un remplacement peut conduire à un autre remplacement. Un avis positif à une autre mission. A la construction de ce fameux réseau qui doit au final sortir le chômeur de la panade. Autour de la machine à café, j’ai croisé une fille qui est intérimaire et qui semble vivre ça très bien. J’avoue ne pas avoir son optimisme. D’autant qu’elle – comme tous mes autres collègues immédiats – est ma cadette. Au mieux dix ans de moins, au pire presque vingt-cinq pour la dernière arrivée. Des CDI qui ont chacun leur tasse sur l’étagère, à côté du sucre et des petits gâteaux.

La mienne restera sur mon bureau, je crois. Faut se méfier des habitudes…

Sur mon bureau oui. En attendant de revenir dans le placard de ma cuisine.

(dessin du poétique Deligne)