Une concertation publique pour s’exprimer jusqu’au 28 février

Soyons cohérent : si on nous demande notre avis, donnons-le !

8,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté en France. 1 enfant sur 5 est pauvre. Pour prévenir et lutter contre la pauvreté, le Gouvernement lance une consultation publique. Donnez votre avis sur la stratégie à mettre en place.

 

Depuis le mois d’octobre, le gouvernement a annoncé un plan de lutte contre la pauvreté, et le chantier est officiellement lancé depuis le mois de décembre.

La Ministre Agnès Buzyn a choisi une stratégie centrée sur les enfants et les jeunes, dans l’intention d’agir sur la prévention : de façon à éviter que les enfants pauvres d’aujourd’hui ne deviennent les adultes pauvres de demain.

4 chantiers pour la concertation ont été identifiés :

  • la construction d’une politique affirmée de prévention de la pauvreté mobilisant le droit commun. Il s’agit d’assurer une meilleure égalité des chances dès l’enfance, en favorisant par exemple l’accueil des enfants des familles les plus défavorisées en crèche ;
  • le repérage et l’accompagnement des personnes en situation de pauvreté, dans une logique d’intervention précoce et de parcours visant à préserver l’autonomie des personnes. Le non-recours aux aides sociales entretient la pauvreté et il convient donc de favoriser l’accès aux prestations et aux services auxquels les personnes ont droit ;
  • le recours à des dispositifs d’accompagnement spécifiques pour les personnes touchées par la grande pauvreté ;
  • le renouvellement de la gouvernance à la fois nationale et territoriale de la lutte contre la pauvreté pour permettre une bonne articulation des actions menées par les différents intervenants, adapter les efforts à la réalité des territoires et valoriser les innovations locales.

L’exécutif avait promis l’implication de tous les acteurs et des territoires. On peut dire qu’à ce stade le principe est respecté :

Dix journées de concertation thématiques sont organisées dans les territoires de décembre 2017 à mars 2018.

A cela s’ajoute six groupes de travail thématiques, constitués chacun d’une vingtaine de membres regroupant des élus locaux ou nationaux, des représentants associatifs, et des personnes en situation de pauvreté.

Les travaux de ces groupes de travail doivent aboutir à la mi-mars 2018 à la production d’un document de synthèse contenant des propositions concrètes d’actions ou d’évolutions à conduire.

Mais ça ne s’arrête pas en si bon chemin ! Le public est également associé à cette concertation depuis le 15 janvier 2018, avec l’ouverture d’un espace dédié sur le site internet de la délégation interministérielle.

L’Archipel des Sans-Voix se veut être un porte-voix pour ceux qu’on n’entend jamais, les inaudibles et les invisibles. Et pour une fois, on donne le moyen à chaque citoyen de s’exprimer. Alors soyons cohérent : si on nous demande notre avis, donnons-le !

Nous avons jusqu’au 28 février pour se saisir de cette occasion de s’exprimer. C’est anonyme, sans inscription et facile d’utilisation.

Consultation citoyenne
Du 15 janvier au 28 février 2018

Et pour plus d’information, lisez le Dossier de presse