La richesse n’est pas dans l’or,
Ni dans les biens que l’on accumule,
Ni dans les fortunes, ni dans les trésors
Que l’avidité sans fin dissimule.
La véritable richesse, c’est le temps,
Le temps d’aimer, le temps de vivre,
De voir grandir nos enfants,
De partager, de rire, d’être libres.
Le temps de s’émerveiller du monde,
De découvrir, d’apprendre, de comprendre,
De laisser nos émotions vagabondes,
Et de savourer l’instant sans attendre.
Mais dans ce monde qui nous dévore,
Nos jours s’épuisent au nom du rendement.
On nous promet des richesses encore,
En nous volant le plus précieux : le temps.
On nous prend nos journées entières,
Pour quelques miettes d’existence,
Et l’on nous vend comme une lumière
Cette course folle à la performance.
Notre temps nous est confisqué,
Notre liberté mise aux enchères.
Nos vies sont sacrifiées
Sur l’autel du profit et de l’argent.
On nous apprend que réussir,
C’est produire, posséder, gagner,
Mais que reste-t-il de nos désirs
Quand vivre devient une corvée ?
Nous sommes captifs d’une course sans fin,
Où chaque minute doit rapporter,
Où l’on repousse toujours à demain
Le bonheur que l’on devrait partager.
Accumuler, toujours accumuler,
Produire davantage, consommer encore,
Mais à force de tout vouloir gagner,
Ne sommes-nous pas en train de tout perdre ?
Les profits explosent, les vies s’effondrent,
Les fortunes grandissent, les cœurs s’épuisent.
Et sous les chiffres qui prétendent répondre,
Combien de rêves meurent et s’enlisent ?
Travailler toujours plus,
Produire toujours plus,
S’enrichir toujours plus…
Mais pour vivre, quand ?
À quoi bon gagner sa vie
Si l’on n’a plus le temps de la vivre ?
À quoi bon courir après l’infini
Si l’on oublie pourquoi l’on respire ?
Nous ne sommes pas nés pour servir
La fortune de quelques privilégiés.
Nous sommes nés pour aimer, choisir,
Pour être debout, libres et respectés.
La véritable émancipation
Ne se mesure pas à nos richesses.
Elle commence par la reconquête
De notre temps, de nos vies, de nos promesses.
Reprendre nos jours, reprendre nos nuits,
Retrouver le sens de notre existence,
Faire de la dignité un droit,
Et non le privilège de la chance.
Alors, ne nous résignons plus,
Ne laissons pas nos rêves se taire.
Refusons les chemins imposés,
Brisons les chaînes de cette misère.
Que notre colère devienne espérance,
Que nos révoltes se fassent action,
Que nos voix s’unissent dans la résistance,
Et que nos luttes ouvrent d’autres horizons.
Non pour rafistoler un monde épuisé,
Ni pour prolonger cette mascarade,
Mais pour transformer nos sociétés,
Et sortir enfin de cette impasse.
Car le temps n’est pas une marchandise,
Nos vies ne sont pas des capitaux.
Aucune richesse, aucune devise
Ne vaut nos instants les plus beaux.
Le temps de vivre nous appartient.
Il n’est ni à vendre, ni à prendre.
Il est ce bien que rien ne retient,
Ce trésor qu’il nous faut défendre.
Alors, levons-nous, reprenons nos vies,
Refusons que le profit nous gouverne.
Bâtissons un monde où chacun puisse enfin
Vivre pleinement, aujourd’hui et demain.
La rupture avec ce système devient une nécessité.
Car une société qui sacrifie la vie au profit
A oublié le sens même de l’humanité.
Et n’oublions jamais, au cœur de nos combats :
Nous n’avons qu’une vie.
Le temps de vivre ne devrait jamais être un luxe.
Il est notre liberté.
Il est notre droit.
Michel C 2 octobre 2026


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