
Grande commère que je suis, et une grande observatrice que je demeure, j’ai pour ambition d’observer – avant de mourir – les progrès de l’humanité dans la prise de conscience et surtout la mise en œuvre, à chacun son niveau.
Je reformule : poétesse que je suis, et une grande amoureuse des mots que je me découvre, j’ai pure folie de chalouper entre les lignes, de diversifier mes pensées, depuis un fait divers datant d’hier (dans l’action) et la pure coïncidence de ce que j’ai constaté.
Je partage : coïncidence ? Peut-être pas ! Je suis partie pour assister à un ciné-débat : la projection de deux films réalisés par la même personne, à dix ans d’intervalle. À l’arrivée, je découvre que le premier dure 1h50 même pas peur, le second 45 minutes. Comme l’amour dure plus que trois ans, je suis restée.
Même pas faim, même pas soif, je me suis nourrie de ce que j’ai vu à l’écran : l’amour de la Terre, du partage et du possible. Tout cela porté par une personne qui ose mettre en place ce qu’elle revendique et qui réussit à porter ses concitoyens par le simple effet de miroir. Ce qui représente l’être humain en congruence avec ses paroles dans les actes qu’il suggère, il démontre que ce ne sont pas des paroles en l’air.
Dans l’articulation des mots, des paroles et l’orchestration du déroulement de la soirée jusqu’à la déambulation dans la salle.
j’ai pris une douche d’humanité
Un film documentaire de cette qualité mérite toute l’attention. Personnellement, j’ai pris une douche d’humanité qui fait du bien : des visages humains, naturels et spontanés, sans mise en scène ni effets spéciaux. Juste la nature de l’homme et sa grande capacité à évoluer dans le « tout ensemble ».
Voilà, je n’ai pas d’action ni à Opéraims, ni auprès des organisateurs de cet évènement. J’ai juste un cœur qui regarde et des yeux qui écrivent. Cela dit, ma démarche n’est pas complètement désintéressée puisque je souhaite faire le constat de ce que j’ai mesuré dans cette salle qui n’était pas complétement
pleine. Il y avait là des personnes pleines de bonne volonté, et d’autres, absentes, qui pourtant sont bien concernées par cet ensemble ; par le sujet qui se reflète, en tout cas, sur l’ensemble des personnes qui
demeurent aux alentours du cinéma, de la commune et, à plus grande échelle, au-delà.
Enfin, l’objectif n’est pas de faire un état géolocalisé, mais bien « faire état » de la situation actuelle et d’en faire une priorité aujourd’hui.
Il semble qu’il y ait des incohérences entre la démolition d’un quartier au bénéfice de jardins partagés et, en parallèle, parfois l’occupation de terres ou de forêts pour construire du béton…
Films de Marie-Monique Robin :
« Qu’est-ce qu’on attend »
« De la résistance à la résilience »
Diffusés le 14 Septembre 2026
Cinéma Opéraims, place d’Erlon, Reims
« Note d’une poétesse (toujours) incognito »
Je dis bien construire du béton, parce qu’un immeuble ne pousse pas comme un arbre, même s’il prend de la hauteur plus rapidement. Il essouffle, il occupe l’espace : de l’oxygène, de la ressource, de l’apaisement – que dire : de la vie !
Pour revenir à cette soirée ciné-débat, enfin, rien ne s’est débattu, entre les deux films, quelques personnes ont fait part d’un ressenti, d’une existence au sein de la ville, toutes très pudiques.
Lorsque quelqu’un propose ses convictions et son regard, on le prend pour un farfelu ou un illuminé, alors que dix ans après, sa folie démontre qu’en sortant d’un système complexe de consommation, de profits orientés sur la valeur des courbes allant vers le haut, le vert colore le bénéfice qui existe aussi dans le respect de la Nature, de l’assiette et des êtres humains.
Si j’avais une question à soulever, ce serait : qu’est-ce qui est mis en place aujourd’hui dans l’ensemble des écoles – et pas juste quelques- unes à titre d’exception – pour impliquer les enfants vers cette valeur importante qu’est le respect de la Nature et de l’alimentation ?
C’est mon regard « critique constructive »
Dans l’articulation des mots, des paroles et l’orchestration du déroulement de la soirée jusqu’à la déambulation dans la salle…
Toutes ces lignes témoignent de l’orchestration. La projection des deux films était riche d’informations. Entre les deux, un temps d’échange se dessinait.
À l’articulation des bouches et à l’enchaînement des mots
À l’orchestration des phrases et au déroulement de la douche
À la mélodie du tempo et à la déambulation de la souche
Pour conclure d’une manière verdoyante, je brode de lettres pour dire ceci : parmi les spectateurs, certains ont assisté à la première, d’autres (en minorité) à la deuxième, et d’autres aux deux.
Puisque la seconde partie était plus courte et qu’elle comportait des extraits de ce que nous venions de voir en première partie, il aurait été intéressant de privilégier le temps de pause pour la prise de parole afin de permettre aux personnes du premier tour de s’exprimer. Puis de projeter la suite (dix ans après) dans une version inédite sans résumé de constat.
En tout cas ce qui en ressort pour moi, c’est le constat de la démarche initiale et de la finalité dix ans après. Cette partie d’échange était pertinente à développer afin de libérer les paroles et de reconnaître que le meilleur est possible. Pour cette raison j’aurais apprécié le temps de pause plus court et l’échange constructif en conclusion de l’expérience.
Des personnes présentes avaient des choses à ajouter à la fin de la deuxième
projection mais, le temps passant, la plupart des spectateurs partaient… Une suggestion : la prochaine fois peut-être privilégier la projection à deux moments différents pour garder le meilleur de chacun à l’écoute et à la participation de la prise de conscience.
Par ailleurs, j’ai été sensible à ce regard suggéré de la thématique, sous un angle tout à fait abordable : partir de l’ensemble pour agir séparément, individuellement.
C’est le plus beau cadeau que l’humain puisse se faire à toutes les échelles.
MNN © 15.09.2026



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