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Déjà condamné, l’Etat n’assume pas ses obligations et ne respecte pas la loi.

A Strasbourg comme partout en France, en cette rentrée 2026 et sans aucune concertation, le Préfet exige la fermeture à un rythme accéléré de centaines de place d’hébergement d’urgence. Les associations ne peuvent pas assumer sans dommages la remise à la rue des centaines de personnes concernées, parfois présentes et accompagnées depuis longtemps, souvent des femmes et parfois avec des enfants scolarisés dans les écoles de la ville.

La rupture brutale du lien de confiance créé avec ces personnes, pour certaines depuis de nombreux mois voire années, met les personnels des structures d’accueil et les bénévoles qui s’y consacrent corps et âmes dans des situations moralement et éthiquement intenables. Cela constitue en plus un déni absolu de leurs missions et de l’utilité même de leur travail pour la collectivité.

  • Pour mémoire : à Strasbourg, environ 800 personnes appellent le 115 (Samu Social) chaque semaine afin de bénéficier d’une place d’hébergement d’urgence, en vain.
  • Qui sont ces personnes? Des familles dont les enfants sont majoritairement scolarisés, des femmes enceintes, des nourrissons, des enfants en situation de handicap, des personnes présentant des pathologies médicales graves (insuffisance rénale, diabète, problèmes cardiaques, greffe, cancer etc.)

La logique voudrait donc la CREATION de nouvelles places d’hébergement d’urgence pour apaiser les tensions, réduire l’insécurité pour tous, soulager les organisations et accompagner les humains dans le besoin (voir l’état de lieux présentés par le Collectif aux candidats aux municipales 2026 en février dernier).

Bien au contraire de tout cela, l’État décide la SUPPRESSION (dans la seule Eurométropole de Strasbourg) avant le 31 décembre de 700 hébergements en hôtel et de 200 places en appartement. La même politique est menée dans toutes les grands métropoles de France.

Un état condamné !

Le 28 juillet 2026, le Tribunal Administratif de Strasbourg a pourtant condamné l’État pour « carence avérée et prolongée dans sa mission d’hébergement d’urgence« . Il devra pour cela verser un total cumulé de 536 953 euros au CCAS (Centre Communal d’Action Social) de Strasbourg et à la ville de Strasbourg en compensation des dépenses engagées par ces structures pour pallier sa carence passée (suite à l’évacuation d’un campement en décembre 2022)

Lire ICI le jugement du TA du 28/07/2026 – Ville de Strasbourg

Lire ICI le jugement du TA du 28/07/2026 – CCAS de Strasbourg

Visiblement, ces décisions ne l’empêchent pas de continuer cette politique d’exclusion en toute impunité et inhumanité.

Le collectif contre la précarité à Strasbourg Eurométropole se mobilise pour tenter faire revenir à la raison les pouvoirs publics. Une campagne d’affiche est organisée à travers toute la ville, et une pétition est lancée. N’hésitez pas à la signer. Merci.

La suppression des places d’hébergements et l’extension d’un campement au lieu dit « Krimmeri » fait l’objet d’une large couverture médiatique.:

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