Ayant participé cet hiver au groupe de travail sur la « jeunesse » dans le cadre la concertation menée par le Gouvernement d’Edouard Phillippe pour un prochain plan de lutte contre la pauvreté, l’association Aequitaz (artisans de justice sociale) a rédigé une contribution écrite pour lutter contre la pauvreté des jeunes adultes. Sans effet, car le groupe n’a pas retenu cette option…

Ecrit à plusieurs mains par quelques membres d’AequitaZ, notre contribution sur l’élargissement du RSA aux jeunes de 18 à 25 ans a été présentée à la concertation pour un prochain plan de lutte contre la pauvreté. En voici un extrait :

« Dans une économie de marché, quand on n’a pas d’argent, on a du mal à suivre des études ou une formation, à prendre le risque de changer de ville pour trouver un boulot, à se payer un transport pour parcourir les quelques kilomètres qui nous séparent de notre rêve. […] Pour changer le sens des escaliers roulants, nous manquons d’une politique jeunesse cohérente, simple et juste.  Il faut à la fois un revenu minimum pour tous les actifs qui en ont besoin et un accompagnement centré sur le développement du pouvoir d’agir des jeunes. L’aide sociale n’est pas une finalité. C’est une condition pour atteindre ses rêves quand on est né du côté de la société qui se cogne aux injustices. Un revenu minimum est nécessaire dès 18 ans. Le député Christophe Sirugue a rédigé un rapport qui donne toutes les pistes techniques nécessaires pour aller dans ce sens. Le coût d’une telle mesure structurante est évalué selon lui entre 2 et 4 milliards d’euros. Mais pour que cette mesure ait un sens, il faut qu’elle s’accompagne à moyen terme d’une transformation du  »revenu de solidarité active » qui est insuffisant, stigmatisé et humiliant. »

Le groupe de travail national a fait un autre choix, celui d’une expérimentation d’un nouveau dispositif spécifique, dont la mise en oeuvre ne démarrerait qu’en 2020. Après avoir bouclé une concertation dans le timing serré des 3 mois impartis par le gouvernement, voilà 6 semaines que les rapports ont été rendus et qu’aucune nouvelle n’a été donnée du plan qui devait être présenté par le Président de la République. Le sentiment que la pauvreté des jeunes ne serait qu’une cause perdue d’avance ?

Lire ICI la contribution complète.

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